Profession: Orthophoniste (SANTé)

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Que soigne un orthophoniste?

Un orthophoniste est un professionnel de santé et un thérapeute qui soigne tout ce qui touche au langage et à la communication. Nous faisons de la prévention, du diagnostic, de la rééducation et de la recherche.

Pour quels troubles consulte-t-on?

Le domaine de compétences de l’orthophoniste est très vaste: trouble de l’articulation, retard de développement du langage, bégaiement, problème de déglutition, difficultés en orthographe ou en maths, troubles des apprentissages (dysphasie, dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dyscalculie), rééducation à la suite d’un traumatisme crânien ou d’un AVC, cancer du larynx, pathologies du vieillissement comme Alzheimer ou Parkinson. Les orthophonistes interviennent aussi en  néonatalogie pour stimuler les grands prématurés qui peuvent avoir des troubles de l’oralité (comme des difficultés de succion par exemple.) L’orthophoniste uniquement sur prescription médicale. Après avoir effectué un bilan du patient, nous évaluons ses difficultés, ses points forts et nous déterminons si oui ou non une prise en charge est nécessaire et le nombre de séances.

 Parle nous de ta formation?
L’école d’orthophonie est sur concours. J’ai été diplômée en 2004 à l’école de Paris. A l’époque la formation était en 4 ans. Actuellement c’est en 5 ans. 

Ton expérience?
J’ai exercé 2 ans en libéral (pour enfants et adultes) dans un cabinet de ville puis j’ai fait le choix de ne travailler qu’avec des enfants. Pendant 7 ans j’ai travaillé à l’hôpital de Garches, au centre référent des troubles des apprentissages en neuropédiatrie et depuis septembre je travaille dans une structure unique en France. C’est un centre de loisirs adapté pour enfants handicapés porteurs d’un trouble sévère du langage, le Centre bulle d’air-http://www.centrebulledair.com/blog Fondé par Priscilla Werba il accueille actuellement plus de 80 enfants autistes, trisomiques ou atteints de maladies génétiques ou dysphasiques.  Ceux que je reçois ont entre 2 et 11 ans.  C’est très enrichissant humainement. On est au cœur de la vie de l’enfant, de sa famille, on travaille sur son projet de vie en collaboration avec d’autres professionnels (nous sommes 11 dont 3 orthophonistes.) Il y a des appels tout le temps parce que ce type de structure manque cruellement. Donc les familles se débrouillent souvent comme elles peuvent.

A quel âge peut-on consulter?
Il n’y a pas d’âge minimum. Dès qu’un signe d’alerte est détecté, la prise est charge peut et doit commencer. Souvent j’entends dire, « ne vous inquietez pas votre enfant aura le déclic à l’entrée à l’école. » Les parents doivent se faire confiance : s’ils sentent que quelque chose ne va pas, il ne faut pas hésiter à consulter.   La première chose à faire c’est de vérifier l’audition chez l’ORL.  Plus le trouble est décelé rapidement plus on met les chances de notre côté.       

Des conseils, des recommandations?

La lecture dès le plus jeune âge Aux tout petits on peut lire à n’importe quel âge un imagier adapté, même des histoires très courtes. Des études prouvent que la lecture d’histoires aux enfants est une des situations les plus favorables à l’acquisition du langage.  A titre personnel j’offre très souvent des livres en cadeau de naissance, ça permet de les familiariser avec l’objet livre. C’est le clin d’oeil de l’orthophoniste!

Supprimer les écrans on dit avant 3 ans pas d’exposition aux écrans. A cet âge là un enfant a besoin de faire ses expériences, manipuler, travailler son imaginaire. La créativité ne peut pas se développer devant l’écran parce que l’enfant est passif. De plus ça joue sur la qualité du sommeil qui est hyper importante pour la qualité des apprentissages (le cerveau mémorise quand on dort!) Certains parents disent que les enfants écoutent le langage devant un écran. Mais le langage c’est à deux minimum que ça se passe,c’est un échange. Quand les enfants sont grands, c’est important que les parents contrôlent ce qui est vu à la télé ou en DVD. Demandez lui ensuite de vous raconter ce qu’il a vu pour qu’il en « retire » quelque chose (du vocabulaire, faire un récit)

Limiter la tétine Essayez donc de parler avec une tétine dans la bouche !  Il est important de limiter l’usage de la tétine. Ce n’est pas facile, mais l’idéal est de cantonner la tétine aux moments de sommeil, et que la tétine ne sorte pas du lit de l’enfant (surtout quand l’enfant grandit), puis de la supprimer tout à fait. Et si l’enfant ne la réclame pas, pas la peine de la lui donner !  

Pour plus d’infos n’hésitez pas à consulter le site http://www.info-langage.org/

 

 

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